Le terme

Thursday, March 02, 2006

Le terme


Le terme, sa richesse, et sa faiblesse.




Le but de ces quelques lignes est de présenter l'avantage d'étudier
quelques langues étrangères. L'avantage est entendue sous la forme première en
rapport avec l'esprit.






Quelques mots :

Alex Bain affirme dans son bel ouvrage " La science de l'éducation " : "
pour présenter à l'esprit d'un élève un but distinct, et surtout pour
proportionner la difficulté du travail à son degré de développement
intellectuel, l'étude des langues me semble bien au-dessous de la plupart des
autres études ". En ces termes, nous retrouvons le syllogisme du XIXéme
qui s'applique encore de nos jours dans l'esprit d'un grand nombre. Ainsi, loin
de comprendre, que l'ouverture aux langues permet l'approche de nouveaux
concepts, de nouvelles formes d'algorithmes grammaticales, l'étude des langues
étrangères reste considérée comme étant de moindre importance. Comme si cela ne
suffisait et pour justifier l'intérêt que certains apportent à cette science,
Bain continue le texte en ces termes : " La connaissance de notre langue
exige celle des langues ancienne;- Cette affirmation doit s'appliquer ou aux
vocables de la langue anglaise, ou à la grammaire et à la construction de la
phrase. Pour les vocables, il s'agit des mots latins et grecs qui se trouvent
dans la langue anglaise. Comme il y a en anglais plusieurs milliers de mots qui
viennent directement du latin, on peut supposer qu'il faut remonter directement
à la source et apprendre le sens de ces mots dans la langue mère. Mais qui nous
empêche d'apprendre ce sens tel qu'il se présente dans notre propre langue ?
Quelle économie de travail y a-t-il à l'apprendre autre part ? Nous répondrons,
en faisant toutefois une réserve sur laquelle nous reviendrons tout à l'heure,
que c'est la première de ces alternatives qui donne la plus grande économie, et
cela pour des raisons bien évidentes. D'abords, si nous apprenons des mots
latins tels qu'ils se présentent en anglais, nous nous bornerons à ceux qui ont
été réellement introduit dans la langue anglaise ; au contraire, si nous
apprenons la langue latine dans son ensemble, il nous faudra étudier un grand
nombre de mots qui n'ont jamais été introduits dans notre langue." La dessus
monsieur Bain développe l'argument que dans le temps certains mots ont changé de
sens ou évolué. Il reprend en ses termes, ce que Victor Cousin avait si bien
décrit et appelé l'effet historique, et que je nomme le deuxième principe. Mais
de tout ceci ressort une incompréhension des mécanismes des termes tant utile à
notre raisonnement. Car comment dire que l'étude complète d'une langue étrangère
est inutile ? Car comment peut-on enlever le terme au concept qui l'a créé ? La
phrase est un tout, elle est construite selon des lois, des mécanismes précis,
des algorithmes particuliers, elle représente un concept, le terme seul en prend
son sens entier. Comment vouloir faire vivre un poisson hors de l'eau ? Comment
vouloir sortir un terme de la phrase qui lui donne son sens ?



Andre pierre jocelyn








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La richesse des termes.



Si nous regardons la définition du
dictionnaire à " terme", nous avons : " Mot, syntagme, symbole ou formule
désignant un concept propre à un domaine d'emploi. Aussi appelé unité
terminologique." Mais en y regardant de plus près, nous nous apercevons
que ce symbole est indispensable à la raison. Nous nous apercevons que les
mécanismes de ce symbole vont avoir une influence directe sur notre
raisonnement. Ainsi, c'est avec le plus grand soin, et avec la plus grande
attention que nous allons manier ces mécanismes, car notre raison en dépend. Ce
symbole permet tout d'abords l'effet de mise en mémoire, et donc nous permet de
créer le concept de temps, de changement, d'évolution. Ces symboles, une fois
créés, permettent de communiquer, en premier avec soi-même, en second avec les
autres, suite à la création d'une base d'échange. Là est la force d'apprendre
d'autres langages, car les concepts et les mécanismes de bases d'échanges
varient selon les langages. Ces différentes variations permettent d'autres
conceptualisations, permettent à la pensée d'évoluer dans des niveaux qu'une
seule langue jamais ne permet. Ainsi l'apprentissage des langages, permet de se
libérer des dogmes, et induit une créativité qui surprend le commun des mortels.
La richesse humaine étant sans limites identifiées, aucune autre science ne peut
l'égaler. En ceci, je suis en toute opposition aux affirmations d'Alex Bain..









La faiblesse des termes.



Les termes sont limités par trois lois ou
principes :



Le premier principe de Bossuet qui dit qu'un
terme ne peut représenter qu'un seul concept.

Le deuxième principe de Cousin qui dit que chaque terme change de sens en fonction

des connaissances du moment, de l'époque.

Et le troisième principe que je propose qui dit que le terme déforme le concept qu'il représente,
ou encore que la modélisation est toujours restrictive et orienté en fonction de la perception,
et par la même détruit le concept.



L'apprentissage des termes :



Les termes étant intimement liés aux concepts qu'ils
représentent, ils ne pourront pas être utilisés en dehors de leur contexte. Ce
qui signifie que pour pouvoir parler anglais, nous devons penser en anglais.
Bien que l'utilisation de plusieurs supports permette l'apprentissage de
concepts simples, le fait que les rapports humains sont si complexes, fait que
seul l'expérimentation avec une personne possédant cette expérience particulière
permet l'apprentissage de la langue étudiée. En d'autres termes, apprendre à
penser ( parler ) dans une langue, nécessite la présence d'une personne pouvant
communiquer cette expérience.



Le terme extrême ou le dogme.



Comme tout est symbole, plus la description
est parfaite, plus elle ferme les portes à d'autres concepts. La perception est
historique, et évolue dans le temps, le parfait d'aujourd'hui est l'imparfait de
demain, plus nous affinons dans un sens de perception, plus nous négligeons les
nombreuses autres possibilités de perception. Le symbolisme en trouve ainsi ses
limites, qu'il n'est qu'enfant d'une perception orientée. Plus celle-ci est orientée,
plus celle-ci se nomme dogme.








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dmoz. .
Universite de montpellier










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